Le concept de Pluriactif ou de Slasher a retrouvé une modernité avec la crise de l’emploi traditionnel d’une part, l’émergence des technologies du numérique d’autre part.
Dès les années 80, l’emploi salarié idéal – soutenu par un Contrat de Travail à durée Indéterminée (CDI) suceptible de nous accompagner tout au long de notre vie – a commencé à se raréfier. Le chômage est devenu une variable structurelle, mais plus encore une source d’anxiété partagée.
L’intérim, les Contrats à Durée Déterminée (CDD), les contrats à temps partiel (…) se sont multipliés, faisant naître une population de travailleurs cumulant, sans le vouloir et par nécessité, les petits boulots – ainsi qu’une société teintée de précarité.
Le phénomène, associé au développement du statut de l’auto-entrepreneur (2008) – devenu micro entrepreneur – fait l’objet d’une infographie menée par l’Agence Créatests pour le Salon SME. En 2016, les slashers sont évalués à 4 millions en France. 70% sont devenus pluriactifs par choix.

La désintermédiatisation, rendue possible par l’apparition des plates-formes de services dans les années 2010, a apporté une autre vision de la pluriactivité.
La crise sanitaire de 2019 a modifié les attentes des travailleurs. Alors que de nombreux salariés ont été privés de leurs emplois par des fermetures administratives, d’autres ont été qualifiés de « salariés de première ligne » réalisant des « activités essentielles »… Pour des raisons économiques mais aussi philosophiques, le marché du travail connaît aujourd’hui une profonde mutation.
