Le Renouveau de la Pluriactivité

Le concept de pluriactivité réapparaît dans nos campagnes au cours des années 90 avec la crise du salariat et la réforme de la Politique Agricole Commune (1992).

En quête d’un meilleur cadre de vie, des néo-ruraux s’installent sur des exploitations souvent de petites tailles, « non viables » selon les principes productivistes de la PAC initiale (1958).

Agriculteurs à titre principal ou secondaire, ces citadins reconvertis y développent une Agriculture Biologique ou Raisonnée, transforment et vendent des produits de la ferme, s’engagent dans le tourisme rural (gîtes, chambres d’hôtes…). Conscients de la nécessité d’une agriculture tournée vers les services, ils conservent souvent un contrat de travail et/ou démarrent, en complément, une activité de prestataire (micro entrepreneur). Ce sont les nouveaux entrepreneurs ruraux et les pluriactifs modernes.

C’est à cette époque qu’émergent de nouveaux travaux sur la pluriactivité, et des essais de définition. La pluriactivité, terminologie construite par opposition à la mono activité salariale, apparaît d’autant plus complexe à appréhender que l’émiettement juridique lui confère des délimitations variables selon les approches choisies :

  • la nature de l’activité (Code Civil, Code de Commerce…)
  • le régime social (Régime Général, Mutualité Sociale Agricole, Entrepreneur, Gérant non salarié…) ;
  • l’origine et le montant des revenus (agricoles, fonciers…) ;
  • et le droit fiscal associé (salaires, bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux…).